Chômage partiel et période d’essai : quelles sont les conséquences ?
De nombreux employeurs se tournent vers le chômage partiel dans l’objectif de ne pas perdre complètement leurs salariés. Mais, la question qui se pose souvent concerne les salariés en période d’essai au sein d’une entreprise.
La période d’essai peut-elle se décaler ?
D’une manière générale, le contrat d’un salarié en période d’essai est suspendu si l’employeur décide de le mettre en chômage partiel. Autrement dit, son essai reprendra là où le contrat est mis en suspension au moment de reprendre son travail. Il faut noter que l’employeur n’a pas le droit de repousser la prise d’effet du contrat sauf s’il trouve un accord avec le salarié. Ce dernier peut alors reprendre son travail à la date précisée par l’employeur au moment de le mettre en chômage partiel.
Les conditions de rupture du contrat
Une période d’essai est généralement la phase où l’employé doit découvrir le rouage de l’entreprise. De son côté, l’employeur aura le temps de vérifier les aptitudes professionnelles du salarié. Il faut savoir que les deux parties ne sont pas obligées de justifier les motifs au cas où ils souhaitent rompre le contrat. En outre, la décision de l’employeur doit être motivée par un motif d’incompétence ou d’incapacité professionnelle du salarié. Par contre, on peut dire qu’il sera difficile de juger cela si l’employeur décide de mettre le salarié en chômage partiel.
Qu’en est-il du délai de prévenance ?
Les deux parties ont l’obligation de respecter un délai de prévenance avant de mettre fin à une période d’essai. Cela concerne principalement un préavis qui doit précéder la mise en termes de son contrat. À souligner que le délai de prévenance dépend du temps de présence du travailleur au sein de la société. Sachez que ce délai peut être de 48 h si le salarié est dans l’entreprise depuis plus de 78 jours. Dans le cas contraire, le temps de prévenance peut être réduit à 24 h.
